4 5, 6 Et voilà la reine et le roi. Si je compte jusqu'à six, Mon œuf est en pain d’épice Et à 1, 2, 3 Si je compte jusqu'à trois, Mon œuf est en chocolat. Un beau papillon Sous la queue d'un bœuf Un, deux, trois Un beau papillon Vole, vole, vole, 1, 2, 3, je sais compter, Vole dans ma maison Même avec mes doigts de pied.
Lareine lui avait donné pour ordre de le tuer, mais le berger avait refusé, l'avait transmis au messager qui l'avait à son tour donné au roi Polybe. La vérité a éclaté : Oedipe n'est pas le fils de Polype et Mérope. Il est le fils et le meurtrier de son père Laïos, ainsi que le fils et l'époux de sa mère Jocaste.
3La reine Esther répondit: Si j'ai trouvé grâce à tes yeux, ô roi, et si le roi le trouve bon, accorde-moi la vie, voilà ma demande, et sauve mon peuple, voilà mon désir! 4 Car nous sommes vendus, moi et mon peuple, pour être détruits, égorgés, anéantis. Encore si nous étions vendus pour devenir esclaves et servantes, je me
Le 1er site d’information sur l’actualité. Retrouvez ici une archive du 18 novembre 1947 sur le sujet REINES ET ROIS ARRIVENT À LONDRES pour le mariage de la princesse Elizabeth
Larumeur enfle au palais de Buckingham. La reine Elizabeth II pourrait bientôt quitter les lieux, qui vont faire l'objet d'une rénovation de fond en comble. Le palais serait complètement
LaReine de la Cour des Lumières est la reine des Fées de la Cour des Lumières. À un moment donné, au milieu de la guerre qui affrontait la Cour des Lumières contre la Cour des Ténèbres, elle et le Roi de la Cour des Ténèbres ont eu une trêve secrète et l'ont scellée avec une union, et elle a rapidement conçu un enfant. Ils ont accepté que leur progéniture s'unisse et hérite
t60bH. Qui fera la bonne galette ? La galette qui la mangera ? Ce sera toi, ce sera moi, Ce sera celle que tu choisiras. 1, 2, 3, 4, 5, 6 bis Et voilà le roi et la reine Et voilà la reine et le roi. http//l
IVla nuit des rois. Cependant Charles IX marchait côte à côte avec Henri appuyé à son bras, suivi de ses quatre gentilshommes et précédé de deux porte-torches. — Quand je sors du Louvre, disait le pauvre roi, j’éprouve un plaisir analogue à celui qui me vient quand j’entre dans une belle forêt ; je respire, je vis, je suis libre. Henri sourit. — Votre Majesté serait bien dans les montagnes du Béarn, alors ! dit Henri. — Oui, et je comprends que tu aies envie d’y retourner ; mais si le désir t’en prend par trop fort, Henriot, ajouta Charles en riant, prends bien tes précautions, c’est un conseil que je te donne car ma mère Catherine t’aime si fort qu’elle ne peut pas absolument se passer de toi. — Que fera Votre Majesté ce soir ? dit Henri en détournant cette conversation dangereuse. — Je veux te faire faire une connaissance, Henriot ; tu me diras ton avis. — Je suis aux ordres de Votre Majesté. — À droite, à droite ! nous allons rue des Barres. Les deux rois, suivis de leur escorte, avaient dépassé la rue de la Savonnerie, quand, à la hauteur de l’hôtel de Condé, ils virent deux hommes enveloppés de grands manteaux sortir par une fausse porte que l’un d’eux referma sans bruit. — Oh ! oh ! dit le roi à Henri, qui selon son habitude regardait aussi, mais sans rien dire, cela mérite attention. — Pourquoi dites-vous cela, sire ? demanda le roi de Navarre. — Ce n’est pas pour toi, Henriot. Tu es sûr de ta femme, ajouta Charles avec un sourire ; mais ton cousin de Condé n’est pas sûr de la sienne, ou, s’il en est sûr, il a tort, le diable m’emporte ! — Mais qui vous dit, sire, que ce soit madame de Condé que visitaient ces messieurs ? — Un pressentiment. L’immobilité de ces deux hommes, qui se sont rangés dans la porte depuis qu’ils nous ont vus et qui n’en bougent pas ; puis, certaine coupe de manteau du plus petit des deux… Pardieu ! ce serait étrange. — Quoi ? — Rien ; une idée qui m’arrive, voilà tout. Avançons. Et il marcha droit aux deux hommes, qui, voyant alors que c’était bien à eux qu’on en avait, firent quelques pas pour s’éloigner. — Holà, Messieurs ! dit le roi, arrêtez. — Est-ce à nous qu’on parle ? demanda une voix qui fit tressaillir Charles et son compagnon. — Eh bien ! Henriot, dit Charles, reconnais-tu cette voix-là maintenant ? — Sire, dit Henri, si votre frère le duc d’Anjou n’était point à La Rochelle, je jurerais que c’est lui qui vient de parler. — Eh bien ! dit Charles, c’est qu’il n’est point à La Rochelle, voilà tout. — Mais qui est avec lui ? — Tu ne reconnais pas le compagnon ? — Non, sire. — Il est pourtant de taille à ne pas s’y tromper. Attends, tu vas le reconnaître… Holà ! hé ! vous dis-je, répéta le roi ; n’avez-vous pas entendu, mordieu ! — Êtes-vous le guet pour nous arrêter ? dit le plus grand des deux hommes, développant son bras hors des plis de son manteau. — Prenez que nous sommes le guet, dit le roi, et arrêtez quand on vous l’ordonne. Puis se penchant à l’oreille de Henri — Tu vas voir le volcan jeter des flammes, lui dit-il. — Vous êtes huit, dit le plus grand des deux hommes, montrant cette fois non seulement son bras mais encore son visage, mais fussiez-vous cent, passez au large ! — Ah ! ah ! le duc de Guise ! dit Henri. — Ah ! notre cousin de Lorraine ! dit le roi ; vous vous faites enfin connaître ! c’est heureux ! — Le roi ! s’écria le duc. Quant à l’autre personnage, on le vit à ces paroles s’ensevelir dans son manteau et demeurer immobile après s’être d’abord découvert la tête par respect. — Sire, dit le duc de Guise, je venais de rendre visite à ma belle-sœur, madame de Condé. — Oui… et vous avez amené avec vous un de vos gentilshommes, lequel ? — Sire, répondit le duc. Votre Majesté ne le connaît pas. — Nous ferons connaissance alors, dit le roi. Et marchant droit à l’autre figure, il fit signe à un des deux laquais d’approcher avec son flambeau. — Pardon, mon frère ! dit le duc d’Anjou en décroisant son manteau et s’inclinant avec un dépit mal déguisé. — Ah ! ah ! Henri, c’est vous !.. Mais non, ce n’est point possible, je me trompe… Mon frère d’Anjou ne serait allé voir personne avant de venir me voir moi-même. Il n’ignore pas que pour les princes du sang qui rentrent dans la capitale, il n’y a qu’une porte à Paris c’est le guichet du Louvre. — Pardonnez, sire, dit le duc d’Anjou je prie Votre Majesté d’excuser mon inconséquence. — Oui-da ! répondit le roi d’un ton moqueur ; et que faisiez-vous donc, mon frère, à l’hôtel de Condé ? — Eh ! mais, dit le roi de Navarre de son air narquois, ce que Votre Majesté disait tout à l’heure. Et se penchant à l’oreille du roi, il termina sa phrase par un grand éclat de rire. — Qu’est-ce donc ? demanda le duc de Guise avec hauteur ; car, comme tout le monde à la cour, il avait pris l’habitude de traiter assez rudement ce pauvre roi de Navarre… Pourquoi n’irais-je pas voir ma belle-sœur ? M. le duc d’Alençon ne va-t-il pas voir la sienne ? Henri rougit légèrement. — Quelle belle-sœur ? demanda Charles ; je ne lui en connais pas d’autre que la reine Élisabeth. — Pardon, sire ! c’était sa sœur que j’aurais dû dire, madame Marguerite, que nous avons vue passer en venant ici il y a une demi-heure dans sa litière, accompagnée de deux muguets qui trottaient chacun à une portière. — Vraiment ! dit Charles… Que répondez-vous à cela, Henri ? — Que la reine de Navarre est bien libre d’aller où elle veut, mais je doute qu’elle soit sortie du Louvre. — Et moi, j’en suis sûr, dit le duc de Guise. — Et moi aussi, fit le duc d’Anjou, à telle enseigne que la litière s’est arrêtée rue Cloche-Percée. — Il faut que votre belle-sœur, pas celle-ci, dit Henri en montrant l’hôtel de Condé, mais celle de là-bas, et il tourna son doigt dans la direction de l’hôtel de Guise, soit aussi de la partie, car nous les avons laissées ensemble, et, comme vous le savez, elles sont inséparables. — Je ne comprends pas ce que veut dire Votre Majesté, répondit le duc de Guise. — Au contraire, dit le roi, rien de plus clair, et voilà pourquoi il y avait un muguet courant à chaque portière. — Eh bien ! dit le duc, s’il y a scandale de la part de la reine et de la part de mes belles-sœurs, invoquons pour le faire cesser la justice du roi. — Eh ! pardieu, dit Henri, laissez là mesdames de Condé et de Nevers. Le roi ne s’inquiète pas de sa sœur… et moi j’ai confiance dans ma femme. — Non pas, non pas, dit Charles ; je veux en avoir le cœur net ; mais faisons nos affaires nous-mêmes. La litière s’est arrêtée rue Cloche-Percée, dites-vous, mon cousin ? — Oui, sire. — Vous reconnaîtriez l’endroit ? — Oui, sire. — Eh bien ! allons-y ; et s’il faut brûler la maison pour savoir qui est dedans, on la brûlera. C’est avec ces dispositions, assez peu rassurantes pour la tranquillité de ceux dont il est question, que les quatre principaux seigneurs du monde chrétien prirent le chemin de la rue Saint-Antoine. Les quatre princes arrivèrent rue Cloche-Percée ; Charles, qui voulait faire ses affaires en famille, renvoya les gentilshommes de sa suite en leur disant de disposer du reste de leur nuit, mais de se tenir près de la Bastille à six heures du matin avec deux chevaux. Il n’y avait que trois maisons dans la rue Cloche-Percée ; la recherche était d’autant moins difficile que deux ne firent aucun refus d’ouvrir c’étaient celles qui touchaient l’une à la rue Saint-Antoine, l’autre à la rue du Roi-de-Sicile. Quant à la troisième, ce fut autre chose c’était celle qui était gardée par le concierge allemand, et le concierge allemand était peu traitable. Paris semblait destiné à offrir cette nuit les plus mémorables exemples de fidélité domestique. M. de Guise eut beau menacer dans le plus pur saxon, Henri d’Anjou eut beau offrir une bourse pleine d’or, Charles eut beau aller jusqu’à dire qu’il était lieutenant du guet, le brave Allemand ne tint compte ni de la déclaration, ni de l’offre, ni des menaces. Voyant que l’on insistait, et d’une manière qui devenait importune, il glissa entre les barres de fer l’extrémité de certaine arquebuse, démonstration dont ne firent que rire trois des quatre visiteurs… Henri de Navarre se tenant à l’écart, comme si la chose eût été sans intérêt pour lui… attendu que l’arme, ne pouvant obliquer dans les barreaux, ne devait guère être dangereuse que pour un aveugle qui eût été se placer en face. Voyant qu’on ne pouvait intimider, corrompre ni fléchir le portier, le duc de Guise feignit de partir avec ses compagnons ; mais la retraite ne fut pas longue. Au coin de la rue Saint-Antoine, le duc trouva ce qu’il cherchait c’était une de ces pierres comme en remuaient, trois mille ans auparavant, Ajax Télamon et Diomède ; il la chargea sur son épaule, et revint en faisant signe à ses compagnons de le suivre. Juste en ce moment le concierge, qui avait vu ceux qu’il prenait pour des malfaiteurs s’éloigner, refermait la porte sans avoir encore eu le temps de repousser les verrous. Le duc de Guise profita du moment véritable catapulte vivante, il lança la pierre contre la porte. La serrure vola, emportant la portion de la muraille dans laquelle elle était scellée. La porte s’ouvrit, renversant l’Allemand, qui tomba en donnant, par un cri terrible, l’éveil à la garnison, qui, sans ce cri, courait grand risque d’être surprise. Justement en ce moment-là même, La Mole traduisait, avec Marguerite, une idylle de Théocrite, et Coconnas buvait, sous prétexte qu’il était Grec aussi, force vin de Syracuse avec Henriette, La conversation scientifique et la conversation bachique furent violemment interrompues. Commencer par éteindre les bougies, ouvrir les fenêtres, s’élancer sur le balcon, distinguer quatre hommes dans les ténèbres, leur lancer sur la tête tous les projectiles qui leur tombèrent sous la main, faire un affreux bruit de coups de plat d’épée qui n’atteignaient que le mur, tel fut l’exercice auquel se livrèrent immédiatement La Mole et Coconnas. Charles, le plus acharné des assaillants, reçut une aiguière d’argent sur l’épaule, le duc d’Anjou un bassin contenant une compote d’oranges et de cédrats, et le duc de Guise un quartier de venaison. Henri ne reçut rien. Il questionnait tout bas le portier, que M. de Guise avait attaché à la porte, et qui répondait par son éternel — Ich verstehe nicht. Les femmes encourageaient les assiégés et leur passaient des projectiles qui se succédaient comme une grêle. — Par la mort-diable ! s’écria Charles IX en recevant sur la tête un tabouret qui lui fit rentrer son chapeau jusque sur le nez, qu’on m’ouvre bien vite, ou je ferai tout pendre là-haut. — Mon frère ! dit Marguerite bas à La Mole. — Le roi ! dit celui-ci tout bas à Henriette. — Le roi ! le roi ! dit celle-ci à Coconnas, qui traînait un bahut vers la fenêtre, et qui tenait à exterminer le duc de Guise, auquel, sans le connaître, il avait particulièrement affaire. Le roi ! je vous dis. Coconnas lâcha le bahut, regarda d’un air étonné. — Le roi ? dit-il. — Oui, le roi. — Alors, en retraite. — Eh ! justement La Mole et Marguerite sont déjà partis ! venez. — Par où ? — Venez, vous dis-je. Et le prenant par la main, Henriette entraîna Coconnas par la porte secrète qui donnait dans la maison attenante ; et tous quatre, après avoir refermé la porte derrière eux, s’enfuirent par l’issue qui donnait rue Tizon. — Oh ! oh ! dit Charles, je crois que la garnison se rend. On attendit quelques minutes ; mais aucun bruit ne parvint jusqu’aux assiégeants. — On prépare quelque ruse, dit le duc de Guise. — Ou plutôt on a reconnu la voix de mon frère et l’on détale, dit le duc d’Anjou. — Il faudra toujours bien qu’on passe par ici, dit Charles. — Oui, reprit le duc d’Anjou, si la maison n’a pas deux issues. — Cousin, dit le roi, reprenez votre pierre, et faites de l’autre porte comme de celle-ci. Le duc pensa qu’il était inutile de recourir à de pareils moyens, et comme il avait remarqué que la seconde porte était moins forte que la première, il l’enfonça d’un simple coup de pied. — Les torches, les torches ! dit le roi. Les laquais s’approchèrent. Elles étaient éteintes ; mais ils avaient sur eux tout ce qu’il fallait pour les rallumer. On fit de la flamme. Charles IX en prit une et passa l’autre au duc d’Anjou. Le duc de Guise marcha le premier, l’épée à la main. Henri ferma la marche. On arriva au premier étage. Dans la salle à manger était servi ou plutôt desservi le souper, car c’était particulièrement le souper qui avait fourni les projectiles. Les candélabres étaient renversés, les meubles sens dessus dessous, et tout ce qui n’était pas vaisselle d’argent en pièces. On passa dans le salon. Là pas plus de renseignements que dans la première chambre sur l’identité des personnages. Des livres grecs et latins, quelques instruments de musique, voilà tout ce que l’on trouva. La chambre à coucher était plus muette encore. Une veilleuse brûlait dans un globe d’albâtre suspendu au plafond ; mais on ne paraissait pas même être entré dans cette chambre. — Il y a une seconde sortie, dit le roi. — C’est probable, dit le duc d’Anjou. — Mais où est-elle ? demanda le duc de Guise. On chercha de tous côtés ; on ne la trouva pas. — Où est le concierge ? demanda le roi. — Je l’ai attaché à la grille, dit le duc de Guise. — Interrogez-le, cousin. — Il ne voudra pas répondre. — Bah ! On lui fera un petit feu bien sec autour des jambes dit le roi en riant, et il faudra bien qu’il parle. Henri regarda vivement par la fenêtre. — Il n’y est plus, dit-il. — Qui l’a détaché ? demanda vivement le duc de Guise. — Mort diable ! s’écria le roi, nous ne saurons rien encore. — En effet, dit Henri, vous voyez bien, sire, que rien ne prouve que ma femme et la belle-sœur de M. de Guise aient été dans cette maison. — C’est vrai, dit Charles. L’Écriture nous apprend il y a trois choses qui ne laissent pas de traces l’oiseau dans l’air, le poisson dans l’eau, et la femme… non, je me trompe, l’homme chez… — Ainsi, interrompit Henri, ce que nous avons de mieux à faire… — Oui, dit Charles, c’est de soigner, moi ma contusion ; vous, d’Anjou, d’essuyer votre sirop d’oranges, et vous, Guise, de faire disparaître votre graisse de sanglier. Et là-dessus ils sortirent sans se donner la peine de refermer la porte. Arrivés à la rue Saint-Antoine — Où allez-vous, Messieurs ? dit le roi au duc d’Anjou et au duc de Guise. — Sire, nous allons chez Nantouillet, qui nous attend à souper, mon cousin de Lorraine et moi. Votre Majesté veut-elle venir avec nous ? — Non, merci ; nous allons du côté opposé. Voulez-vous un de mes porte-torches ? — Nous vous rendons grâce, sire, dit vivement le duc d’Anjou. — Bon ; il a peur que je ne le fasse espionner, souffla Charles à l’oreille du roi de Navarre. Puis prenant ce dernier par-dessous le bras — Viens ! Henriot, dit-il ; je te donne à souper ce soir. — Nous ne rentrons donc pas au Louvre ? demanda Henri. — Non, te dis-je, triple entêté ! viens avec moi, puisque je te dis de venir ; viens. Et il entraîna Henri par la rue Geoffroy-Lasnier.
News Bandes-annonces Casting Critiques spectateurs Critiques presse Streaming VOD Blu-Ray, DVD Spectateurs 3,3 1849 notes dont 263 critiques noter de voirRédiger ma critique Synopsis Deux histoires disjointes d'une part le couronnement de Nora Cotterelle, qui s'apprête à se marier, et d'autre part la déchéance d'Ismaël Vuillard, interné par erreur dans un asile psychiatrique et sur le point d'en sortir en piètre état. Ces deux intrigues se rejoignent quand Nora propose à Ismaël l'adoption de son fils Elias... Regarder ce film En replay / streaming gratuit ArteReplay Voir toutes les offres de streaming Acheter ou louer sur CANAL VOD VIVA Location dès 2,99 € PremiereMax Location dès 2,99 € LaCinetek Location dès 2,99 € Canal VOD Location dès 2,99 € Voir toutes les offres VODService proposé par Voir toutes les offres DVD BLU-RAY Bande-annonce 152 Interviews, making-of et extraits 140 137 Dernières news Acteurs et actrices Casting complet et équipe technique Critiques Presse Cahiers du Cinéma Chronic' Elle L'Express L'Humanité L'Obs Le Monde Les Inrockuptibles Libération Ouest France Paris Match Positif Première TéléCinéObs Télérama Zurban Aden Ciné Live Le Figaro Le Figaroscope Score Studio Magazine Chaque magazine ou journal ayant son propre système de notation, toutes les notes attribuées sont remises au barême de AlloCiné, de 1 à 5 étoiles. Retrouvez plus d'infos sur notre page Revue de presse pour en savoir plus. 24 articles de presse Critiques Spectateurs L'une des plus belles surprises de l'annèe 2004! Avec ses comèdiens fètiches, Emmanuelle Devos et Mathieu Almaric, Arnaud Desplechin filme deux rècits parallèles, deux vies qui se croisent et se recroisent, nous transportant durant près de 2h30 du rire aux larmes, du burlesque au tragique, et ça sans aucune complaisance! Succès critique à sa sortie, "Rois et reine" est un film qui sort de l'ordinaire non, non, ce n'est pas un film ... Lire plus Comique mais profonde, intelligente et cultivée mais légère, poignante mais jamais mélo, cette oeuvre filmée par une caméra curieuse de tout est une réussite totale. Un conte de Noël et Rois & Reine même combat pour moi. Une ovation critique que je ne comprends pas. Et dans les deux films, le début me semble intriguant, voire intéressant, mais au bout d'1h je trouve que le film retombe complètement, qu'il ne tient pas du tout ses enjeux, et que plus le reste du film avance, plus il devient pénible, agaçant, et complètement auto-satisfait de lui même. Arnaud Desplechin fatigue, agace, énerve. ... Lire plus Arnaud Desplechin... Rien que le nom a de quoi me laisser perplexe. Et c'est peu dire devant ce presque non-film auquel j'ai assisté. En effet, on a bien du mal à comprendre à tout point de vue le parti pris d'Arnaud Desplechin, qui nous construit un récit d'une manière ahurissante et le plus souvent bien peu pertinente. On se retrouve ainsi baladé entre deux personnages en rien complémentaire, mais après tout, qu'importe si lec charme et ... Lire plus 263 Critiques Spectateurs Photos Secrets de tournage Présenté à Venise Rois et reine a été présenté en Sélection officielle à la 61e Mostra de Venise, en 2004. Famille d'acteurs recomposée Les deux personnages centraux de Rois et reine sont interprétés par Emmanuelle Devos et Mathieu Amalric, deux acteurs familiers de l'univers de Desplechin la première a joué dans tous les films du cinéaste, dès le moyen-métrage La Vie des morts en 1990 à l'exception de Léo en jouant "Dans la compagnie des hommes". Après une apparition dans La Sentinelle, le second était Paul Dedalus, le héros de Comment je me suis disputé... ma vie Lire plus Les intentions du cinéaste "Il est difficile de séparer la note d'intention du résumé de ce film. Parce que sa structure même -ces deux films en regard- est précisément son intention. Parce que je ne sais aimer que le cinéma de genre et que Nora plonge dans ses souvenirs, j'imaginais que ce film-ci, celui de Nora, était un film fantastique... Quand nous écrivions Nora, parfois effrayés par sa noirceur, sa solitude et sa dureté, je pensais à Marnie la frigide, à l'admi Lire plus 15 Secrets de tournage Infos techniques Nationalité France Distributeur Bac Films Récompenses 4 prix et 6 nominations Année de production 2004 Date de sortie DVD 03/01/2012 Date de sortie Blu-ray - Date de sortie VOD 14/03/2011 Type de film Long-métrage Secrets de tournage 15 anecdotes Box Office France 443 212 entrées Budget 3 820 000 € Langues Français Format production - Couleur Couleur Format audio - Format de projection - N° de Visa 102243 Si vous aimez ce film, vous pourriez aimer ... Commentaires
Le prince Philip, époux de la reine Elizabeth II d’Angleterre est décédé. Il portait le titre de prince consort » et pas de roi, pourquoi ? Le prince Philip, à Vimy, le 9 avril 2009. Photo Ludovic Maillard Publié 9 Avril 2021 à 14h50 Modifié 9 Avril 2021 à 15h20 Temps de lecture 2 min Quel était le statut exact du prince Philip ? Né prince de Grèce et de Danemark, il est couramment désigné comme le prince consort », mais en fait, il n’a jamais reçu ce titre de façon officielle. Par contre, il était bien Baron de Greenwich, Comte de Merioneth et Duc d’Édimbourg. C’est quoi un prince consort ? C’est le titre donné à l’époux du souverain et chef d’État dans certaines monarchies, notamment celles autorisant les femmes à monter sur le trône. Le terme est issu du latin consors » – qui partage le sort – et désigne la communauté de biens qui existe entre deux personnes. Depuis quand ce titre existe-t-il ? Depuis le règne d’Élisabeth Ire qui a été reine d’Angleterre de 1558 à 1603. Problème quand elle accède au trône selon les règles de la monarchie britannique, les titres masculins sont considérés comme plus importants, aussi, si l’époux de la reine est désigné roi, il occupe un rang supérieur. C’est alors qu’est est créé ce drôle de titre, qui a notamment été repris en Espagne avec rey consorte » ou reina consorte ». On l’aura compris, le terme a été créé pour lever l’ambiguïté entre une reine épouse du roi » et une reine qui exerce réellement la fonction de souveraine. La question se pose malheureusement plus rarement dans l’autre sens la plupart des rois sont des hommes et la plupart des reines le sont au sens d’épouse du roi et non de souverain régnant… Bref, aujourd’hui, le terme consort n’est plus du tout utilisé pour la femme d’un roi, mais l’expression prince-consort continue de désigner populairement l’époux des reines en titre. Lire aussi États-Unis l’amibe mangeuse de cerveau» tue un enfant Record de dividendes versés par les grandes entreprises à leurs actionnaires Éthiopie les combats reprennent entre l’armée et les rebelles du Tigré
LES DROITS DE LA FEMME. À LA REINE. Madame,Peu faite au langage que l’on tient aux Rois, je n’emploierai point l’adulation des Courtisans pour vous faire hommage de cette singulière production. Mon but, Madame, est de vous parler franchement ; je n’ai pas attendu, pour m’exprimer ainsi, l’époque de la Liberté ; je me suis montrée avec la même énergie dans un temps où l’aveuglement des Despotes punissait une si noble audace. Lorsque tout l’Empire vous accusait et vous rendait responsable de ses calamités, moi seule, dans un temps de trouble et d’orage, j’ai eu la force de prendre votre défense. Je n’ai jamais pu me persuader qu’une Princesse, élevée au sein des grandeurs, eût tous les vices de la bassesse. Oui, Madame, lorsque j’ai vu le glaive levé sur vous, j’ai jeté mes observations entre ce glaive et la victime ; mais aujourd’hui que je vois qu’on observe de près la foule de mutins soudoyée, & qu’elle est retenue par la crainte des loix, je vous dirai, Madame, ce que je ne vous aurois pas dit alors. Si l’étranger porte le fer en France, vous n’êtes plus à mes yeux cette Reine faussement inculpée, cette Reine intéressante, mais une implacable ennemie des Français. Ah ! Madame, songez que vous êtes mère et épouse ; employez tout votre crédit pour le retour des Princes. Ce crédit, si sagement appliqué, raffermit la couronne du père, la conserve au fils, et vous réconcilie l’amour des Français. Cette digne négociation est le vrai devoir d’une Reine. L’intrigue, la cabale, les projets sanguinaires précipiteroient votre chûte, si l’on pouvait vous soupçonner capable de semblables desseins. Qu’un plus noble emploi, Madame, vous caractérise, excite votre ambition, et fixe vos regards. Il n’appartient qu’à celle que le hasard a élevée à une place éminente, de donner du poids à l’essor des Droits de la Femme, et d’en accélérer les succès. Si vous étiez moins instruite, Madame, je pourrais craindre que vos intérêts particuliers ne l’emportassent sur ceux de votre sexe. Vous aimez la gloire songez, Madame, que les plus grands crimes s’immortalisent comme les plus grandes vertus ; mais quelle différence de célébrité dans les fastes de l’histoire ! l’une est sans cesse prise pour exemple, et l’autre est éternellement l’exécration du genre humain. On ne vous fera jamais un crime de travailler à la restauration des mœurs, à donner à votre sexe toute la consistence dont il est susceptible. Cet ouvrage n’est pas le travail d’un jour, malheureusement pour le nouveau régime. Cette révolution ne s’opérera que quand toutes les femmes seront pénétrées de leur déplorable sort, & des droits qu’elles ont perdus dans la société. Soutenez, Madame, une si belle cause ; défendez ce sexe malheureux, et vous aurez bientôt pour vous une moitié du royaume, et le tiers au moins de l’autre. Voilà, Madame, voilà par quels exploits vous devez vous signaler et employer votre crédit. Croyez-moi, Madame, notre vie est bien peu de chose, sur-tout pour une Reine, quand cette vie n’est pas embellie par l’amour des peuples, et par les charmes éternels de la bienfaisance. S’il est vrai que des Français arment contre leur patrie toutes les puissances ; pourquoi ? pour de frivoles prérogatives, pour des chimères. Croyez, Madame, si j’en juge par ce que je sens, le parti monarchique se détruira de lui-même, qu’il abandonnera tous les tyrans, et tous les cœurs se rallieront autour de la patrie pour la défendre. Voilà, Madame, voilà quels sont mes principes. En vous parlant de ma patrie, je perds de vue le but de cette dédicace. C’est ainsi que tout bon Citoyen sacrifie sa gloire, ses intérêts, quand il n’a pour objet que ceux de son pays. Je suis avec le plus profond respect, Madame, Votre très-humble et très- obéissante servante, De Gouges. LES DROITS DE LA FEMME. Homme, es-tu capable d’être juste ? C’est une femme qui t’en fait la question ; tu ne lui ôteras pas du moins ce droit. Dis-moi ? Qui t’a donné le souverain empire d’opprimer mon sexe ? ta force ? tes talents ? Observe le créateur dans sa sagesse ; parcours la nature dans toute sa grandeur, dont tu sembles vouloir te rapprocher, et donne-moi, si tu l’oses, l’exemple de cet empire tirannique[1]. Remonte aux animaux, conſulte les élémens, étudie les végétaux, jette enfin un coup-d’œil sur toutes les modifications de la matière organisée ; et rends-toi à l’évidence quand je t’en offre les moyens ; cherche, fouille et distingue, si tu peux, les sexes dans l’administration de la nature. Par-tout tu les trouveras confondus, par-tout ils coopèrent avec un ensemble harmonieux à ce chef-d’œuvre immortel. L’homme seul s’est fagoté un principe de cette exception. Biſarre, aveugle, boursoufflé de sciences et dégénéré, dans ce siècle de lumières et de sagacité, dans l’ignorance la plus crasse, il veut commander en despote sur un sexe qui a reçu toutes les facultés intellectuelles ; il prétend jouir de la révolution, et réclamer ses droits à l’égalité, pour ne rien dire de plus. DÉCLARATION DES DROITS DE LAFEMME ET DE LA CITOYENNE, À décréter par l’Assemblée nationale dans ses dernières séances ou dans celle de la prochaine législature. Préambule. Les mères, les filles, les sœurs, représentantes de la nation, demandent d’être constituées en assemblée nationale. Considérant que l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de la femme, sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, ont résolu d’exposer dans une déclaration solemnelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de la femme, afin que cette déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs, afin que les actes du pouvoir des femmes, et ceux du pouvoir des hommes pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés, afin que les réclamations des citoyennes, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la constitution, des bonnes mœurs, et au bonheur de tous. En conséquence, le sexe supérieur en beauté comme en courage, dans les souffrances maternelles, reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l’Être suprême, les Droits suivans de la Femme et de la Citoyenne. Article premier. La Femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune. II. Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et impreſcriptibles de la Femme et de l’Homme ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et sur-tout la résistance à l’oppression. III. Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation, qui n’est que la réunion de la Femme et de l’Homme nul corps, nul individu, ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément. IV. La liberté et la justice consistent à rendre tout ce qui appartient à autrui ; ainsi l’exercice des droits naturels de la femme n’a de bornes que la tyrannie perpétuelle que l’homme lui oppose ; ces bornes doivent être réformées par les loix de la nature et de la raison. V. Les loix de la nature et de la raison défendent toutes actions nuisibles à la société tout ce qui n’est pas défendu par ces loix, sages et divines, ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu’elles n’ordonnent pas. VI. La Loi doit être l’expression de la volonté générale ; toutes les Citoyennes et Citoyens doivent concourir personellement, ou par leurs représentans, à sa formation ; elle doit être la même pour tous toutes les citoyennes et tous les citoyens, étant égaux à ses yeux, doivent être également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leurs capacités, & sans autres distinctions que celles de leurs vertus et de leurs talents. VII. Nulle femme n’est exceptée ; elle est accusée, arrêtée, & détenue dans les cas déterminés par la Loi. Les femmes obéissent comme les hommes à cette Loi rigoureuse. VIII. La loi ne doit établir que des peines strictement & évidemment nécessaires, & nul ne peut être puni qu’en vertu d’une Loi établie et promulguée antérieurement au délit et légalement appliquée aux femmes. IX. Toute femme étant déclarée coupable, toute rigueur est exercée par la Loi. X. Nul ne doit être inquiété pour ses opinions mêmes fondamentales, la femme a le droit de monter sur l’échafaud ; elle doit avoir également celui de monter à la Tribune ; pourvu que ses manifestations ne troublent pas l’ordre public établi par la Loi. XI. La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de la femme, puisque cette liberté assure la légitimité des pères envers les enfans. Toute Citoyenne peut donc dire librement, je suis mère d’un enfant qui vous appartient, sans qu’un préjugé barbare la force à dissimuler la vérité ; sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi. XII. La garantie des droits de la femme et de la Citoyenne nécessite une utilité majeure ; cette garantie doit être instituée pour l’avantage de tous, & non pour l’utilité particulière de celles à qui elle est confiée. XIII. Pour l’entretien de la force publique, & pour les dépenses d’administration, les contributions de la femme et de l’homme sont égales ; elle a part à toutes les corvées, à toutes les tâches pénibles ; elle doit donc avoir de même part à la distribution des places, des emplois, des charges, des dignités et de l’industrie. XIV. Les Citoyennes et Citoyens ont le droit de constater par eux-mêmes, ou par leurs représentans, la nécessité de la contribution publique. Les Citoyennes ne peuvent y adhérer que par l’admission d’un partage égal, non-seulement dans la fortune, mais encore dans l’administration publique, et de déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée de l’impôt. XV. La masse des femmes, coalisée pour la contribution à celle des hommes, a le droit de demander compte, à tout agent public, de son administration. XVI. Toute société, dans laquelle la garantie des droits n’est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée, n’a point de constitution ; la constitution est nulle, si la majorité des individus qui composent la Nation, n’a pas coopéré à sa rédaction. XVII. Les propriétés sont à tous les sexes réunis ou séparés ; elles ont pour chacun un droit inviolable et sacré ; nul ne peut en être privé comme vrai patrimoine de la nature, si ce n’est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l’exige évidemment, et sous la condition d’une juste et préalable indemnité. POSTAMBULE. Femme, réveille-toi ; le tocſin de la raison se fait entendre dans tout l’univers ; reconnois tes droits. Le puissant empire de la nature n’est plus environné de préjugés, de fanatisme, de superstition et de mensonges. Le flambeau de la vérité a dissipé tous les nuages de la sottise et de l’usurpation. L’homme esclave a multiplié ses forces, a eu besoin de recourir aux tiennes pour briser ses fers. Devenu libre, il est devenu injuste envers sa compagne. Ô femmes ! femmes, quand cesserez-vous d’être aveugles ? Quels sont les avantages que vous avez recueillis dans la révolution ? Un mépris plus marqué, un dédain plus signalé. Dans les siècles de corruption vous n’avez régné que sur la foiblesse des hommes. Votre empire est détruit ; que vous reste-t-il donc ? la conviction des injustices de l’homme. La réclamation de votre patrimoine, fondée sur les sages décrets de la nature ; qu’auriez-vous à redouter pour une si belle entreprise ? le bon mot du Législateur des noces de Cana ? Craignez-vous que nos Législateurs Français, correcteurs de cette morale, long-temps accrochée aux branches de la politique, mais qui n’est plus de saison, ne vous répètent femmes, qu’y a-t-il de commun entre vous et nous ? Tout, auriez-vous à répondre. S’ils s’obstinoient, dans leur faiblesse, à mettre cette inconséquence en contradiction avec leurs principes ; opposez courageusement la force de la raison aux vaines prétentions de supériorité ; réunissez-vous sous les étendards de la philosophie ; déployez toute l’énergie de votre caractère, et vous verrez bientôt ces orgueilleux, non serviles adorateurs rampans à vos pieds, mais fiers de partager avec vous les trésors de l’Être Suprême. Quelles que soient les barrières que l’on vous oppose, il est en votre pouvoir de les affranchir ; vous n’avez qu’à le vouloir. Passons maintenant à l’effroyable tableau de ce que vous avez été dans la société ; & puisqu’il est question, en ce moment, d’une éducation nationale, voyons si nos sages Législateurs penseront sainement sur l’éducation des femmes. Les femmes ont fait plus de mal que de bien. La contrainte et la dissimulation ont été leur partage. Ce que la force leur avoit ravi, la ruse leur a rendu ; elles ont eu recours à toutes les ressources de leurs charmes, et le plus irréprochable ne leur résistoit pas. Le poison, le fer, tout leur étoit soumis ; elles commandoient au crime comme à la vertu. Le gouvernement français, surtout, a dépendu, pendant des siècles, de l’administration nocturne des femmes ; le cabinet n’avaoit point de secret pour leur indiscrétion ; ambassade, commandement, ministère, présidence, pontificat[2], cardinalat ; enfin tout ce qui caractérise la sottise des hommes, profane et sacré, tout a été soumis à la cupidité et à l’ambition de ce sexe autrefois méprisable et respecté, et depuis la révolution, respectable et méprisé. Dans cette sorte d’antithèse, que de remarques n’ai-je point à offrir ! je n’ai qu’un moment pour les faire, mais ce moment fixera l’attention de la postérité la plus reculée. Sous l’ancien régime, tout étoit vicieux, tout étoit coupable ; mais ne pourroit-on pas apercevoir l’amélioration des choses dans la substance même des vices ? Une femme n’avoit besoin que d’être belle ou aimable ; quand elle possédoit ces deux avantages, elle voyoit cent fortunes à ses pieds. Si elle n’en profitoit pas, elle avoit un caractère bizarre, ou une philosophie peu commune, qui la portoit aux mépris des richesses ; alors elle n’étoit plus considérée que comme une mauvaise tête ; la plus indécente se faisoit respecter avec de l’or ; le commerce des femmes étoit une espèce d’industrie reçue dans la première classe, qui, désormais, n’aura plus de crédit. S’il en avoit encore, la révolution seroit perdue, et sous de nouveaux rapports, nous serions toujours corrompus ; cependant la raison peut-elle se dissimuler que tout autre chemin à la fortune est fermé à la femme que l’homme achete, comme l’esclave sur les côtes d’Afrique. La différence est grande ; on le sait. L’esclave commande au maître ; mais si le maître lui donne la liberté sans récompense, et à un âge où l’esclave a perdu tous ses charmes, que devient cette infortunée ? Le jouet du mépris ; les portes même de la bienfaisance lui sont fermées ; elle est pauvre et vieille, dit-on ; pourquoi n’a-t-elle pas su faire fortune ? D’autres exemples encore plus touchans s’offrent à la raison. Une jeune personne sans expérience, séduite par un homme qu’elle aime, abandonnera ses parens pour le suivre ; l’ingrat la laissera après quelques années, et plus elle aura vieilli avec lui, plus son inconstance sera inhumaine ; si elle a des enfants, il l’abandonnera de même. S’il est riche, il se croira dispensé de partager sa fortune avec ses nobles victimes. Si quelqu’engagement le lie à ses devoirs, il en violera la puissance en espérant tout des lois. S’il est marié, tout autre engagement perd ses droits. Quelles lois reste-t-il donc à faire pour extirper le vice jusques dans la racine ? Celle du partage des fortunes entre les hommes et les femmes, et de l’administration publique. On conçoit aisément que celle qui est née d’une famille riche, gagne beaucoup avec l’égalité des partages. Mais celle qui est née d’une famille pauvre, avec du mérite et des vertus ; quel est son lot ? La pauvreté et l’opprobre. Si elle n’excelle pas précisément en musique ou en peinture, elle ne peut être admise à aucune fonction publique, quand elle en auroit toute la capacité. Je ne veux donner qu’un aperçu des choses, je les approfondirai dans la nouvelle édition de mes ouvrages politiques que je me propose de donner au public dans quelques jours, avec des notes. Je reprends mon texte quant aux mœurs. Le mariage est le tombeau de la confiance & de l’amour. La femme mariée peut impunément donner des bâtards à son mari, et la fortune qui ne leur appartient pas. Celle qui ne l’est pas, n’a qu’un foible droit les lois anciennes et inhumaines lui refusoient ce droit sur le nom & sur le bien de leur père, pour ses enfants, et l’on n’a pas fait de nouvelles lois sur cette matière. Si tenter de donner à mon sexe une consistance honorable et juste, est considéré dans ce moment comme un paradoxe de ma part, et comme tenter l’impossible, je laisse aux hommes à venir la gloire de traiter cette matière ; mais, en attendant, on peut la préparer par l’éducation nationale, par la restauration des mœurs et par les conventions conjugales. Forme du Contrat social de l’Homme et de la Femme. Nous N et N, mus par notre propre volonté, nous unissons pour le terme de notre vie, et pour la durée de nos penchans mutuels, aux conditions suivantes Nous entendons & voulons mettre nos fortunes en communauté, en nous réservant cependant le droit de les séparer en faveur de nos enfans, et de ceux que nous pourrions avoir d’une inclination particulière, reconnaissant mutuellement que notre bien appartient directement à nos enfans, de quelque lit qu’ils sortent, et que tous indistinctement ont le droit de porter le nom des pères et mères qui les ont avoués, et nous imposons de souscrire à la loi qui punit l’abnégation de son propre sang. Nous nous obligeons également, au cas de séparation, de faire le partage de notre fortune, et de prélever la portion de nos enfans indiquée par la loi ; et, au cas d’union parfaite, celui qui viendrait à mourir, se désisteroit de la moitié de ses propriétés en faveur de ses enfans ; et si l’un mouroit sans enfans, le survivant hériteroit de droit, à moins que le mourant n’ait disposé de la moitié du bien commun en faveur de qui il jugeroit à propos. Voilà à-peu-près la formule de l’acte conjugal dont je propose l’exécution. À la lecture de ce bisarre écrit, je vois s’élever contre moi les tartuffes, les bégueules, le clergé et toute la séquelle infernale. Mais combien il offrira aux sages de moyens moraux pour arriver à la perfectibilité d’un gouvernement heureux ! j’en vais donner en peu de mots la preuve physique. Le riche Épicurien sans enfans, trouve fort bon d’aller chez son voisin pauvre augmenter sa famille. Lorsqu’il y aura une loi qui autorisera la femme du pauvre à faire adopter au riche ses enfans, les liens de la société seront plus resserrés, et les mœurs plus épurées. Cette loi conservera peut-être le bien de la communauté, et retiendra le désordre qui conduit tant de victimes dans les hospices de l’opprobre, de la bassesse et de la dégénération des principes humains, où, depuis long-tems, gémit la nature. Que les détracteurs de la saine philosophie cessent donc de se récrier contre les mœurs primitives, ou qu’ils aillent se perdre dans la source de leurs citations[3]. Je voudrois encore une loi qui avantageât les veuves et les demoiselles trompées par les fausses promesses d’un homme à qui elles se seroient attachées ; je voudrois, dis-je, que cette loi forçât un inconstant à tenir ses engagemens, ou à une indemnité proportionnelle à sa fortune. Je voudrois encore que cette loi fût rigoureuse contre les femmes, du moins pour celles qui auroient le front de recourir à une loi qu’elles auroient elles-mêmes enfreinte par leur inconduite, si la preuve en étoit faite. Je voudrois, en même tems, comme je l’ai exposée dans le bonheur primitif de l’homme, en 1788, que les filles publiques fussent placées dans des quartiers désignés. Ce ne sont pas les femmes publiques qui contribuent le plus à la dépravation des mœurs, ce sont les femmes de la société. En restaurant les dernières, on modifie les premières. Cette chaîne d’union fraternelle offrira d’abord le désordre, mais par les suites, elle produira à la fin un ensemble parfait. J’offre un moyen invincible pour élever l’ame des femmes ; c’est de les joindre à tous les exercices de l’homme si l’homme s’obstine à trouver ce moyen impraticable, qu’il partage avec la femme, non à son caprice, mais par la sageſſe des loix. Le préjugé tombe, les mœurs s’épurent, et la nature reprend tous ses droits. Ajoutez-y le mariage des prêtres ; le Roi, raffermi sur son trône, et le gouvernement français ne sauroit plus périr. Il étoit bien nécessaire que je dise quelques mots sur les troubles que cause, dit-on, le décret en faveur des hommes de couleur, dans nos îles. C’est l’à où la nature frémit d’horreur ; c’est l’à où la raison et l’humanité, n’ont pas encore touché les âmes endurcies ; c’est là sur-tout où la division et la discorde agitent leurs habitans. Il n’est pas difficile de deviner les instigateurs de ces fermentations incendiaires il y en a dans le sein même de l’Assemblée Nationale ils alument en Europe le feu qui doit embraser l’Amérique. Les Colons prétendent régner en despotes sur des hommes dont ils sont les pères et les frères ; et méconnoissant les droits de la nature, ils en poursuivent la source jusque dans la plus petite teinte de leur sang. Ces Colons inhumains disent notre sang circule dans leurs veines, mais nous le répandrons tout, s’il le faut, pour assouvir notre cupidité, ou notre aveugle ambition. C’est dans ces lieux les plus près de la nature, que le père méconnoît le fils ; sourd aux cris du sang, il en étouffe tous les charmes ; que peut-on espérer de la résistance qu’on lui oppose ? la contraindre avec violence, c’est la rendre terrible, la laisser encore dans les fers, c’est acheminer toutes les calamités vers l’Amérique. Une main divine semble répandre par tout l’appanage de l’homme, la liberté ; la loi seule a le droit de réprimer cette liberté, si elle dégénére en licence ; mais elle doit être égale pour tous, c’est elle sur-tout qui doit renfermer l’Assemblée Nationale dans son décret, dicté par la prudence et par la justice. Puisse-t-elle agir de même pour l’état de la France, et se rendre aussi attentive sur les nouveaux abus, comme elle l’a été sur les anciens qui deviennent chaque jour plus effroyables ! Mon opinion seroit encore de raccommoder le pouvoir exécutif avec le pouvoir législatif, car il me semble que l’un est tout, et que l’autre n’est rien ; d’où naîtra, malheureusement peut être, la perte de l’Empire François. Je considère ces deux pouvoirs, comme l’homme et la femme[4] qui doivent être unis, mais égaux en force et en vertu, pour faire un bon ménage. Il eſt donc vrai que nul individu ne peut échapper à son sort ; j’en fais l’expérience aujourd’hui. J’avois résolu & décidé de ne pas me permettre le plus petit mot pour rire dans cette production, mais le sort en a décidé autrement voici le fait L’économie n’est point défendue, sur-tout dans ce tems de misère. J’habite la campagne. Ce matin à huit heures je suis partie d’Auteuil, & me suis acheminée vers la route qui conduit de Paris à Versailles, où l’on trouve souvent ces fameuses guinguettes qui ramassent les passans à peu de frais. Sans doute une mauvaise étoile me poursuivoit dès le matin. J’arrive à la barrière où je ne trouve pas même le triste sapin aristocrate. Je me repose sur les marches de cet édifice insolent qui recéloit des commis. Neuf heures sonnent, & je continue mon chemin une voiture s’offre à mes regards, j’y prends place, & j’arrive à neuf heures un quart, à deux montres différentes, au Pont-Royal. J’y prends le sapin, & je vole chez mon Imprimeur, rue Christine, car je ne peux aller que là si matin en corrigeant mes épreuves, il me reste toujours quelque choſe à faire ; si les pages ne ſont pas bien serrées & remplies. Je reste à-peu-près vingt minutes ; & fatiguée de marche, de composition & d’impression, je me propose d’aller prendre un bain dans le quartier du Temple, où j’allois dîner. J’arrive à onze heures moins un quart à la pendule du bain ; je devois donc au cocher une heure & demie ; mais, pour ne pas avoir de dispute avec lui, je lui offre 48 ſols il exige plus, comme d’ordinaire ; il fait du bruit. Je m’obstine à ne vouloir plus lui donner que son dû, car l’être équitable aime mieux être généreux que dupe. Je le menace de la loi, il me dit qu’il s’en moque, & que je lui payerai deux heures. Nous arrivons chez un commissaire de paix, que j’ai la générosité de ne pas nommer, quoique l’acte d’autorité qu’il s’est permis envers moi, mérite une dénonciation formelle. Il ignoroit sans doute que la femme qui réclamoit sa justice étoit la femme auteur de tant de bienfaisance & d’équité. Sans avoir égard à mes raisons, il me condamne impitoyablement à payer au cocher ce qu’il demandoit. Connoissant mieux la loi que lui, je lui dis, Monsieur, je m’y refuse, & je vous prie de faire attention que vous n’êtes pas dans le principe de votre charge. Alors cet homme, ou, pour mieux dire, ce forcené s’emporte, me menace de la Force si je ne paye à l’instant, ou de rester toute la journée dans son bureau. Je lui demande de me faire conduire au tribunal de département ou à la mairie, ayant à me plaindre de son coup d’autorité. Le grave magistrat, en redingote poudreuse & dégoûtante comme sa conversation, m’a dit plaisamment cette affaire ira sans doute à l’Assemblée Nationale ? Cela se pourroit bien, lui dis-je ; & je m’en fus moitié furieuse & moitié riant du jugement de ce moderne Bride-Oison, en disant c’est donc là l’espèce d’homme qui doit juger un peuple éclairé ! On ne voit que cela. Semblables aventures arrivent indistinctement aux bons patriotes, comme aux mauvais. Il n’y a qu’un cri sur les désordres des sections & des tribunaux. La justice ne se rend pas ; la loi est méconnue, & la police se fait, Dieu sait comment. On ne peut plus retrouver les cochers à qui l’on confie des effets ; ils changent les numéros à leur fantaiſie, & plusieurs personnes, ainsi que moi, ont fait des pertes considérables dans les voitures. Sous l’ancien régime, quel que fût son brigandage, on trouvait la trace de ses pertes, en faisant un appel nominal des cochers, & par l’inspection exacte des numéros ; enfin on étoit en sûreté. Que font ces juges de paix ? que font ces comissaires, ces inspecteurs du nouveau régime ? Rien que des sottises & des monopoles. L’Assemblée Nationale doit fixer toute son attention sur cette partie qui embrasse l’ordre social. P. S. Cet ouvrage étoit compoſé depuis quelques jours ; il a été retardé encore à l’impreſſion ; et au moment que M. Taleyrand, dont le nom sera toujours cher à la poſtérité, venant de donner son ouvrage sur les principes de l’éducation nationale, cette production étoit déjà ſous la presse. Heureuse si je me suis rencontrée avec les vues de cet orateur ! Cependant je ne puis m’empêcher d’arrêter la presse, et de faire éclater la pure joie, que mon cœur a ressentie à la nouvelle que le roi venoit d’accepter la Constitution, et que l’assemblée nationale, que j’adore actuellement, ſans excepter l’abbé Maury ; et la Fayette est un dieu, avoit proclamé d’une voix unanime une amnistie générale. Providence divine, fais que cette joie publique ne ſoit pas une fausse illusion ! Renvoie-nous, en corps, tous nos fugitifs, et que je puisse avec un peuple aimant, voler sur leur passage ; et dans ce jour solemnel, nous rendrons tous hommage à ta puissance. ↑ De Paris au Pérou, du Japon jusqu’à Rome, Le plus sot animal, à mon avis, c’est l’homme. ↑ M. de Berais, de la façon de madame de Pompadour. ↑ Abraham eut des enfans très-légitimes d’Agar, servante de sa femme. ↑ Dans le souper magique de M. de Merville, Ninon demande quelle est la maitresse de Louis XVI ? On lui répond, c’est la Nation, cette maitresse corrompra le gouvernement si elle prend trop d’empire.
et voila le roi et la reine